EURYBIA DIVARICATA
Eurybia divaricata, par M. Martin Vicente, (CC BY 2.0), via Flickr

EURYBIA DIVARICATA
Eurybia divaricata, par M. Martin Vicente, (CC BY 2.0), via Flickr

La plupart des asters d'Amérique ont changé de nom et sont devenus
Most asters of America had their names changed and became
Symphyotrichum, Eurybiae ou Doellingeria


EN BREF : Sol : frais à sec, mi-ombre, ombre, Z3, 60cm. Au Québec, indigène, mais rare. Classé parmi les meilleurs "asters" pour la performance florale et la résistance aux maladies. Plante-hôte de quelques papillons et bonne plante à butineurs. Tolère l'ombre sèche.

IN SHORT: Soil: cool to dry, half-shade, shade, Z3, 60cm. In Quebec, native but rare. Ranked among the best "asters" for floral performance and disease resistance. Host to a few butterflies and good foraging plant. Tolerates dry shade.

EURYBIA DIVARICATA

Synonyme : Aster divaricatus
Nom commun : Aster à rameaux étalés

Famille : Astéracées
L'espèce est originaire de l'est de l'Amérique du Nord, dont le Québec

Commentaires de Sylvie - English follows

On trouve l'Aster à rameaux étalés dans l'est américain. Au Canada, il est à la limite nord de son aire de distribution et quelques populations dispersées et menacées existent au sud de l'Ontario et du Québec (Montérégie).

Le Jardin Botanique de Chicago a effectué une évaluation comparative de 116 différentes Asters (A Comparative Study of Cultivated Asters). Seulement 7 asters ont obtenus une note de 5 étoiles, dont Eurybia divaricata. Cette espèce indigène a surclassé la quasi-totalité des cultivars commerciaux pour la performance florale, la rusticité et la résistance aux maladies.

L'Aster à rameaux étalés est facile de culture et bien qu'il préfère un peu de fraîcheur, il tolère les conditions difficiles comme l'ombre sèche où les nombreuses petites fleurs blanches sur des tiges pourpres s'associent à merveille aux feuillage plus grossiers des Sceau de Salomon (Polygonatum) et des hostas. Un emplacement partiellement ensoleillé favorise cependant une floraison plus abondante et donne un meilleur accès aux pollinisateurs qui se font rares à l'ombre. Abeilles et papillons apprécient le nectar de cet aster qui est parmi les premiers à fleurir, vers la fin août. Les lièvres et chevreuils n'en raffolent pas.

Pour palier à la rareté des pollinisateurs en sous-bois, cet aster s'étale aussi par ses racines et on évitera de l'associer à des plantes fragiles. Il formera un monticule d'environ 60 cm de haut, par le double de large. Pour des plants plus compacts et moins évasés, on peut pincer (couper avec les doigts) ou tailler la pointe des tiges en début de saison, vers le début juin.

Comme d'autres asters, il est une plante-hôte pour certains papillons (Croissants et Damiers), c'est-à-dire que son feuillage peut nourrir leurs chenilles. Les trous occasionnels dans les feuilles, qui par ailleurs repousseront, sont un bien petit prix à payer pour permettre à ces papillons de survivre sur nos terrains.

Sa capacité de pousser à l'ombre sèche en fait une plante extrèmement intéressante pour plusieurs jardins.


Croissant nordique (Phyciodes cocyta)
© Sylvie Machabée
Chenille de Croissant perlé
© Beatriz Moisset, CC BY SA 3.0



EURYBIA DIVARICATA

Synonym: Aster divaricatus
Common name: White wood aster

Family: Asteraceae
The species is native to eastern North America, including Quebec.

Sylvie's comments

White wood aster is found in the eastern United States. In Canada, it is at the northern limit of its range and some dispersed and threatened populations exist in southern Ontario and Quebec (Monteregie).

The Chicago Botanical Garden conducted a comparative evaluation of 116 different Asters (A Comparative Study of Cultivated Asters). Only 7 asters obtained a 5-star rating, of which Eurybia divaricata. This native species outperformed almost all of the commercial cultivars for floral performance, hardiness and disease resistance.

White wood aster is easy to grow and although it prefers a little moisture, it tolerates difficult conditions such as dry shade, where the many small white flowers on purple stems combine beautifully with the coarser foliage of Solomon's seal (Polygonatum) and hostas. However, a partially sunny situation favours more abundant flowering and gives better access to pollinators which are scarce in the shade. Bees and butterflies appreciate the nectar of this aster which is among the first to flower, towards the end of August. Hares and deer aren't crazy about it.

To compensate for the scarcity of pollinators in the undergrowth, this aster also spreads out by its roots and one should avoid associating it with fragile plants. It will form a mound about 60 cm high, by double the width. For more compact and less flared plants, you can pinch (cut with your fingers) or prune the tip of the stems at the beginning of the season, around the beginning of June.

Like other asters, it is a host plant for some butterflies such as Crescent and Checkerspot butterflies, meaning that its foliage can feed their caterpillars. The occasional holes in the leaves, which will anyway grow back, are a small price to pay to allow these butterflies to survive on our land.

Its ability to grow in dry shade makes it an extremely relevant plant for many gardens.




Les VIVACES de l'Isle
www.vivaces.net