ASTER NOVAE-ANGLIAE

ASTER NOVAE-ANGLIAE

ASTER NOVAE-ANGLIAE

La plupart des asters d'Amérique ont changé de nom et sont devenus
Most asters of America had their names changed and became
Symphyotrichum, Eurybiae ou Doellingeria


SYMPHYOTRICHUM NOVAE-ANGLIAE (Aster novae-angliae)

Famille: Astéracées (= Composées)
Originaire d'Amérique du Nord

Commentaires de Sylvie

Pour simplifier, je vais utiliser le nom Aster plutôt que Symphyotrichum qui est un peu lourd à traîner.

Les Asters abondent en Amérique du Nord. Ces plantes sont proches parentes des Verges d'or et la séparation est mince entre certaines espèces. La couleur des fleurs les sépare clairement. Le bleu et le violet se rencontrent chez les asters qui sont parmi les plus belles floraisons de fin de saison. Le genre Aster est amplement utilisé en culture ornementale et plusieurs variétés horticoles existent.

Il y a seulement une quinzaine d'années, un passage près d'un aster en fleurs déclenchait automatique une envolée de monarques. Le monarque est devenu moins abondant, mais l'aster reste au goût des papillons qui ont souvent une préférence pour le bleu, le rose et le violet. Les asters sont une importante ressource de fin de saison pour les butineurs. Pas besoin de pièces buccales spécialisées, l'organisation et le développement de la fleur facilitent l'accès au nectar et au pollen à de nombreux insectes. Les abeilles à miel et indigènes de toutes tailles en sont friandes. Certaines espèces natives en seraient des spécialistes. Les asters sont les hôtes de quelques chenilles, dont celle du Croissant nordique.


Phyciodes cocyta

Croissant nordique (Phyciodes cocyta) © Sylvie Machabée


L'aster de Nouvelle-Angleterre pousse au Québec à l'état naturel, dans l'ouest seulement. Il en existe plusieurs cultivars, généralement de plus d'un mètre de haut. Pour une forme plus buissonnante et moins désordonnée, mieux vaut rabattre les plants de moitié vers le début juin quand les plants ont entre 30 et 60 cm. Une division au 2 ou 3 ans leur fait le plus grand bien. Pour contrôler les semis spontanés, on pourra couper les têtes avant la dispersion des graines. Ils sont faciles à cultiver dans un sol bien drainé avec une humidité moyenne et le plein soleil. Le feuillage est souvent sujet à des maladies fongiques (blanc ou rouille), mieux vaut en cacher la base. On gagne à se débarrasser des feuillages malades à l'automne.

Plus à mon goût, bienvenue auprès des butineurs (moins que l'aster de Nouvelle-Angleterre), je vous propose l'Aster dumosus 'Sapphire'. Les Aster dumosus sont originaires de l'est des États-Unis, du centre au sud, et sont suffisamment rustiques pour le Québec. J'ai eu quelques variétés de ces asters par le passé. Principalement à cause de la sensibiité aux maladies (je ne traite aucune plante), je n'en ai retenu aucune, sauf celle-ci. Elle n'est pas tout à fait exempte de problèmes, mais elle garde une belle apparence toute la saison et est superbe à l'automne. Elle a un port court et buissonnant (~40 x 60 cm) et se couvre de fleurs d'un beau bleu lavande qui s'associe bien aux jaunes et aux orangés de fin de saison. Une beauté.


Les VIVACES de l'Isle
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